​La communauté de Capirona et derniers projets

Myriam Vieillard
29 janvier 2013
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La communauté de CAPIRONA

Située à 1h30 de route en bus de Tena, c’est une petite communauté de 4 familles. Maria et Bolivaro ont 9 enfants. Le petit dernier, Mauro, est atteint d’un handicap physique et mental suite à une grosse fièvre qui n’a pu être soignée dans les temps. Car ici à Capirona, il n’y a pas de centre de santé, pas de soins d’urgences, pas de médecin. Pour les urgences, on se rend à pied le plus vite possible c’est à dire en 2h 3h dans le petit village le plus proche qui a un médecin.

L’avantage en Equateur c’est que l’accès aux soins est gratuit sans distinction ainsi que les médicaments. Vous avez un souci, vous allez au Subcentro de votre village ou de votre quartier, vous patientez, vous voyez un médecin, il vous fais une prescription, ensuite vous vous rendez à la pharmacie qui est dans le centre et vous repartez avec vos médicaments. De même si vous avez des examens sanguins, le subcentro vous les fera gratuitement. Ça c’est le bon côté. Ensuite, vous avez l’hygiène, le manque de personnel et la très grande attente parfois une journée entière pour vous demander finalement de revenir le lendemain.

A Capirona, il n’y a pas d’eau courante. Grâce à une volontaire venue il y a deux ans, ils ont crée des ballons de réserve d’eau de pluie pour leur éviter d’aller régulièrement au rio qui est à 400m de la maison. Ce cher rio qui leur apporte l’eau mais aussi le poisson qui est la base de leur alimentation avec le poulet, l’éternel yuca, la banane, le platane, le palmier. Ici, ils ont encore moins les moyens de s’acheter du riz et le plat reste: poisson, yuca, platane, palmier. Ça ne varie pas beaucoup malheureusement.

Une route a enfin été créée il y a un peu plus d’un an et ils ont l’électricité depuis 2 ans maintenant. Je ne sais pas si vous vous rendez compte : l’électricité depuis seulement 2 ans ! Toujours pas d’eau courante, pas de gazinière non plus, ici on cuisine au feu de bois. J’avoue avoir été sonnée par ma visite dans cette communauté. C’est encore pire que Jatun Yacu si c’était possible. Les hommes, la semaine sont des chercheurs d’or. Ils vont dans les rivières et passent leur journée à trier, scruter, observer le moindre petit scintillement dans l’eau qui pourrait être une pépite d’or. Ca ne leur rapporte pas beaucoup mais ça les aide néanmoins. Ceux qui vont s’enrichir seront les revendeurs comme d’habitude. On ne voit jamais et on ne sait jamais d’où vient l’or que l’on affiche à notre cou ou à nos oreilles. Peut-être est ce un de ces travailleurs équatoriens, qui pour survivre, peut passer des jours loin des siens à scruter, trier et apporter ces petites pépites d’or. Je dois aller leur rendre une visite très prochainement, je ferai autant de photos qu’il sera possible.

Petit apparté pour vous dire que des projets se concrétisent en France et ici, ils se montent. Nous connaissons une maman qui fabrique des bijoux avec des perles trouvées dans la forêt. Nous comptons lui acheter ses bijoux plus cher qu’elle ne les vend habituellement pour ensuite les revendre en France et faire don des recettes à l’association qui à son tour aidera les communautés avec l’argent récolté en finançant des projets comme la construction de toilettes sèches pour Jatun Yacu ou bien voir financer l’installation d’un centre de santé proche de la communauté de Capirona. Mais bon cela demanderait un vrai financement, de plus gros moyens, donc on ne va pas trop rêver pour le moment. Toujours est-il que pour les bijoux, si cela fonctionne et si vous êtes intéressés, on pourra aussi essayer de voir pour des vêtements typiques fait à la main à Ottovalo.

Toujours pas de vrai internet à la maison pour le moment, nous faisons de notre mieux pour que les choses s’arrangent rapidement.

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